Afficher le sommaire Masquer le sommaire
- Quarante-huit heures pour capter un chiffre
- « Permettez-moi de regarder vers septembre 2026 »
- Ce que les 3 090 euros laissent dehors
- Le certifié valait deux SMIC en 1980, il en vaut 1,04
- Des primes, un point d’indice, et rien d’autre
- Les entrants gagnent 17 % de moins que les partants
- 41,4 heures déclarées, hors vacances scolaires
- Un enseignant allemand débute au double
- 36,4 milliards pour doubler, 800 millions perdus en 2027
- 1 264 postes vides, 21 points perdus en maths
Un professeur certifié débutait sa carrière à plus de deux SMIC en 1980 ; il démarre aujourd’hui à peine au-dessus du salaire minimum. L’OCDE le classe depuis le milieu des années 2000 sous la moyenne des pays développés, une fois neutralisés les écarts de prix entre pays. Le ministère de l’Éducation nationale affiche pourtant la plus forte progression salariale enregistrée dans le corps enseignant depuis la crise inflationniste, sur un budget qui diminue en réalité pour la troisième année d’affilée. Augmenter les professeurs relève-t-il de la réparation due à une profession décrochée, ou d’une dépense de plus dans le premier budget de l’État ?
A LIRE AUSSI
Les enseignants français sont-ils vraiment mal payés ?
Quarante-huit heures pour capter un chiffre
Le 24 août, Édouard Philippe annonce au Figaro vouloir augmenter de 20 % la rémunération moyenne des enseignants sur l’ensemble d’un quinquennat. Le président d’Horizons, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, a déclaré que la mesure était « massif[ve] mais […] indispensable pour redonner de la dignité à leur métier », avec l’objectif que « la France rattrape son retard et se hisse au niveau de la moyenne européenne sans dégrader les finances publiques ». Il a précisé vouloir « mettre le paquet sur la maternelle et le primaire ».
Le même jour, dans Le Monde et sur France Info, Gabriel Attal détaille un dispositif différent. L’ancien ministre de l’Éducation nationale, patron de Renaissance, propose 200 euros nets mensuels supplémentaires pour tous les enseignants dès la rentrée scolaire 2027, montant porté à 500 euros nets pour ceux en milieu de carrière. Il a qualifié la profession de « progressivement smicardisée ». Son entourage chiffre la mesure « entre 2,5 et 3 milliards d’euros ».
Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire socialiste, avait ouvert la séquence la veille sur TF1 en annonçant vouloir « sauver l’école publique » par un plan de revalorisation étalé sur cinq ans. Ni montant ni financement n’ont été précisés à ce stade.
Le point de départ de cette semaine tient dans une publication administrative. La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), service statistique du ministère de l’Éducation nationale, a fait paraître le 20 août 2026 sa note d’information n° 26.36, qui établit à 3 090 euros nets mensuels le salaire moyen d’un enseignant en 2024. L’AFP, Le Figaro, Ouest-France et France Info la relaient aussitôt. Les premières contestations syndicales tombent le 21. Les candidats s’en emparent les 23 et 24.
| Candidat | Proposition | Coût annoncé |
|---|---|---|
| Édouard Philippe (Horizons) | +20 % de la rémunération moyenne sur cinq ans | Financé par la baisse démographique scolaire |
| Gabriel Attal (Renaissance) | +200 €/mois dès 2027, jusqu’à +500 €/mois en milieu de carrière | 2,5 à 3 Md€/an |
| Raphaël Glucksmann (PS) | Plan de revalorisation sur cinq ans | Non chiffré |
Boursorama relevait le 24 août que les syndicats et la gauche jugent ces propositions « peu crédibles », Édouard Philippe et Gabriel Attal ayant l’un et l’autre occupé Matignon sans engager de revalorisation d’une ampleur comparable. Le Monde rappelle qu’Emmanuel Macron avait promis en 2022 d’augmenter tous les professeurs de 10 %, promesse jamais tenue, et qu’une revalorisation de milieu de carrière étudiée par l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a été abandonnée pour raisons budgétaires.
« Permettez-moi de regarder vers septembre 2026 »
Édouard Geffray a tenu sa conférence de presse de rentrée le 25 août au lycée Arago, à Paris. Le ministre de l’Éducation nationale y a présenté quatre axes, « instruire, protéger, unir, prévoir », et aucune réforme d’ampleur, résumant sa ligne par la formule « pas de réforme Geffray ».
Il s’est présenté devant la presse comme le « garant de la neutralité du service public » et a déclaré que « l’école ne sera pas le lieu de la campagne ». Il a ajouté : « J’ai conscience que tout le monde regarde vers mai 2027, permettez-moi de regarder vers septembre 2026. »
Le ministre tient la même ligne salariale depuis janvier 2026, quand il indiquait sur France Info que « les salaires ne vont pas augmenter à court terme », un sujet à traiter « dans les années qui viennent » faute de « marges en 2026 pour le faire ». Dans un entretien à La Dépêche du Midi le 24 août, il a indiqué que le salaire net moyen était passé de 2 649 euros en 2021 à 3 090 euros en 2024, avant d’ajouter : « Est-ce que ça veut dire que les professeurs sont assez payés ? Ma conviction profonde, c’est qu’il faut continuer à améliorer leur rémunération de manière générale. Mais c’est un chantier de nouveau quinquennat. »
Le seul responsable en situation de décider répond donc oui sur le principe, et pas avant 2027. Le Monde note qu’il s’est exprimé après que les deux anciens Premiers ministres du bloc central, la coalition qui soutient le gouvernement, eurent occupé le terrain. Les syndicats attendent de lui qu’il « préserve le budget de l’Éducation nationale » lors des arbitrages de l’automne.
Ce que les 3 090 euros laissent dehors
La note de la DEPP porte sur les enseignants fonctionnaires, tous temps de travail confondus, et donne un salaire net avant impôt sur le revenu. Pour les seuls temps complets, qui représentent 89 % des effectifs, la moyenne monte à 3 180 euros. La hausse atteint 6,4 % sur un an ; une fois retirée l’inflation de 2,0 %, le gain de pouvoir d’achat réel revient à 4,3 %, contre 0,4 % entre 2022 et 2023.
Derrière cette moyenne, les corps enseignants n’ont pas les mêmes grilles de salaire. Un professeur des écoles perçoit 2 850 euros nets mensuels, 2 950 euros s’il travaille à temps complet. Un certifié, qui enseigne au collège ou au lycée, touche 3 130 euros, un professeur d’EPS 3 180 euros, un professeur de lycée professionnel 3 390 euros. Les agrégés, recrutés par le concours le plus sélectif, et les enseignants de classes préparatoires atteignent 4 080 euros en moyenne, soit 1,4 fois la rémunération d’un professeur des écoles.
Les 10 % de professeurs des écoles les moins bien payés touchent moins de 2 930 euros. La moitié d’entre eux gagne moins de 2 770 euros, niveau que Gabriel Attal désigne quand il parle d’une profession « smicardisée ».
Deux catégories sont absentes du calcul : les enseignants de Mayotte et les contractuels, recrutés sans concours et sans garantie d’emploi, qui pesaient 8 % des effectifs en 2024 pour un salaire moyen de 2 130 euros nets mensuels. Un contractuel gagne donc 960 euros de moins que la moyenne qui sert de base au débat, et les 200 euros promis par Gabriel Attal « pour tous » porteraient sa paie à 2 330 euros. La DEPP précise elle-même que ce périmètre restreint explique en partie l’écart avec l’Insee, qui retient 3 190 euros nets sur un champ élargi à l’enseignement supérieur et à d’autres ministères.
Le certifié valait deux SMIC en 1980, il en vaut 1,04
Le Figaro a publié le 23 août un décryptage titré « Non, les enseignants ne sont pas bien payés ». Le même jour, le SNES-FSU diffusait une analyse intitulée « 3 090 euros par mois ? Le SNES-FSU remet les pendules à l’heure », dans laquelle le syndicat indique que le montant additionne le salaire de base, les heures supplémentaires et les primes du Pacte enseignant, tout en laissant de côté les contractuels.
La FSU a publié le 23 août le chiffrage le plus précis du dossier syndical. Le premier échelon de la grille d’un professeur certifié, l’échelon correspondant au salaire de départ avant toute ancienneté, dépassait deux SMIC en 1980. Il en représente 1,04 à la rentrée 2026, ratio identique chez les professeurs des écoles.
Le syndicat ajoute qu’aucune revalorisation nouvelle n’a été décidée pour les enseignants en 2024, 2025 et 2026, ni sur le salaire de base ni sur les primes. La seule hausse générale de la période est restée inférieure à 100 euros nets mensuels, via une indemnité de suivi des élèves créée en 2023.
La FSU cite par ailleurs une publication de l’Insee de mai 2026 sur les salaires de la fonction publique d’État, qui évalue à 2,6 % le gain de pouvoir d’achat des agents de l’État en 2024, après deux années de recul, 0,4 % en 2023 et 2,2 % en 2022. Le Café pédagogique a titré le 24 août : « Les enseignants sont payés 900 euros de moins par mois que les autres fonctionnaires. » Le site actu.fr confirme de son côté, chiffres officiels à l’appui, que le net moyen d’un contractuel à temps complet demeure très inférieur à celui d’un titulaire.
Des primes, un point d’indice, et rien d’autre
La DEPP attribue la progression de 2024 d’abord à la croissance des primes, ensuite au plein effet de mesures décidées en 2023 sur le salaire de base.
Deux décisions concernent tous les fonctionnaires : la valeur du point d’indice, unité de compte servant à calculer le traitement de base de chaque agent public, a été relevée de 1,5 % au 1er juillet 2023, et cinq points supplémentaires ont été attribués à l’ensemble des agents au 1er janvier 2024. S’y ajoutent des primes réservées aux enseignants. Les parts fixes de l’ISAE, l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves versée dans le primaire, et de l’ISOE, son équivalent dans le secondaire, ont plus que doublé au 1er septembre 2023 pour atteindre 2 550 euros bruts par an chacune, avec un effet plein en 2024, soit + 55 % et + 51 % sur un an. Cette même prime est celle que la FSU chiffre à moins de 100 euros nets par mois, deux lectures opposées d’une seule ligne de fiche de paie. La prime d’attractivité versée aux enseignants de l’échelon 4, soit environ trois ans d’ancienneté, est passée de 147 à 227 euros nets mensuels entre 2023 et 2024.
Un enseignant qui n’a ni gagné un échelon ni modifié son temps de travail a vu son pouvoir d’achat progresser de 3,1 %, et non de 4,3 %. Cette catégorie regroupe plus de la moitié des enseignants présents en poste sur toute la période. La hausse atteint 6,9 % pour ceux qui ont avancé d’un échelon et 19,8 % pour les rares enseignants ayant changé de corps, un professeur des écoles devenu certifié par exemple. Sur l’ensemble, 79 % des enseignants ont gagné du pouvoir d’achat, 8 % ont stagné, 13 % ont reculé.
Le Pacte enseignant, dispositif lancé en 2023 qui rémunère des missions supplémentaires acceptées volontairement, s’essouffle. Les heures effectivement réalisées à ce titre ont chuté de 22 % en 2024-2025 et le nombre d’enseignants engagés a reculé de 17 % sur un an. Un audit de la Cour des comptes de juillet 2025 évalue son coût à 748,7 millions d’euros pour 2023-2024. La ligne budgétée pour 2026 tombe à 480 millions, soit 268,7 millions de moins pour la principale source de la hausse de 2024.
Les entrants gagnent 17 % de moins que les partants
Le corps enseignant vieillit, mouvement amplifié par la réforme des retraites de 2023, qui maintient en poste davantage de professeurs aux derniers échelons, les mieux payés. La Cour des comptes signalait dès 2024 cet allongement de la vie professionnelle dans l’ensemble de la fonction publique.
La DEPP en fournit la mesure. Les enseignants entrés en fonction en 2024 perçoivent en moyenne 2 400 euros par mois, contre 2 890 euros pour ceux partis à la retraite ou ayant quitté le ministère en 2023. Le remplacement d’un professeur en fin de carrière par un débutant fait baisser la dépense du ministère et monter la moyenne affichée, sans qu’aucune fiche de paie n’ait bougé.
Ni Édouard Philippe, qui vise la maternelle et le primaire, ni Gabriel Attal, qui vise le milieu de carrière, ne place ces 2 400 euros au centre de son dispositif. Le premier compte financer sa hausse sur la baisse du nombre d’élèves, donc sur les postes que ces débutants n’occuperont pas.
41,4 heures déclarées, hors vacances scolaires
Les opposants à une revalorisation générale invoquent d’abord le temps de travail des enseignants et leurs congés. Les intéressés déclarent travailler 41,4 heures par semaine en moyenne hors vacances scolaires, soit au-delà des 35 heures légales, selon une note d’information du ministère. La moitié d’entre eux affirme dépasser 43 heures hebdomadaires.
Les heures passées devant les élèves représentent 76 % de ce total en France, contre 78,7 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. L’écart tient pour l’essentiel aux copies : 7,5 heures de correction par semaine en France, 6,7 heures en moyenne dans l’OCDE, selon le rapport annuel Regards sur l’éducation, édition 2024. Dans le primaire, les enseignants français assurent 900 heures de cours par an, quand la moyenne de l’OCDE s’établit à 784 heures.
Le ministère présente lui-même ces volumes horaires comme déclaratifs, faute de pointeuse dans les établissements. Aucune enquête publiée ne mesure un temps de travail enseignant inférieur à la durée légale.
Un enseignant allemand débute au double
En début de carrière dans le secondaire, un enseignant français perçoit environ 34 838 euros bruts par an, contre 46 536 euros aux Pays-Bas, 57 343 euros au Danemark et 66 563 euros en Allemagne, selon les grilles salariales officielles compilées par l’OCDE. Ces montants s’entendent en salaire brut annuel et ne se comparent pas aux 3 090 euros nets mensuels de la DEPP. Un logement coûte par ailleurs plus cher à Copenhague qu’à Limoges, et les prélèvements diffèrent d’un pays à l’autre.
L’OCDE corrige ces écarts en convertissant chaque salaire selon ce qu’il permet réellement d’acheter dans son pays, méthode dite de la parité de pouvoir d’achat. Dans l’édition 2025 de Regards sur l’éducation, publiée le 8 septembre 2025 et la plus récente disponible, un enseignant français comptant 15 ans d’expérience disposait en 2024 de l’équivalent de 49 462 dollars par an en maternelle et en primaire, et de 53 086 dollars dans le secondaire. Les moyennes de l’OCDE atteignent respectivement 59 673 et 61 563 dollars. À ancienneté égale, le professeur français passe derrière son homologue slovène, avec 7 000 dollars d’écart annuel, et derrière le Portugal, à 3 000 dollars.
Le rapport avance une seconde comparaison, celle-ci à l’intérieur du marché du travail français. Un enseignant du primaire gagne 26 % de moins que les autres diplômés du supérieur employés à temps plein, un professeur de collège 18 % de moins. Les écarts moyens dans l’OCDE s’établissent à 17 % et 13 %.
Entre 2023 et 2024, les salaires des enseignants français ayant 15 ans d’expérience n’ont pas bougé en maternelle ni en primaire, et ont progressé de 1 % dans le secondaire. Les pays de l’OCDE ont enregistré sur la même période des hausses moyennes de 4 à 6 %.
Atteindre le sommet de la grille demande 35 ans de carrière en France, contre 25 ans en moyenne dans l’OCDE. Un professeur des écoles français gagne 76 % de plus en fin de carrière qu’à ses débuts, tout en restant, à pouvoir d’achat comparable, sous la moyenne des pays développés depuis le milieu des années 2000 au moins. Vingt ans de revalorisations ponctuelles n’ont pas déplacé la France dans ce classement. La hausse de 2024 non plus.
36,4 milliards pour doubler, 800 millions perdus en 2027
L’iFRAP, think tank d’orientation libérale, a chiffré en octobre 2025 le coût d’un doublement des salaires enseignants à 36,4 milliards d’euros pour le public et 6,7 milliards pour le privé sous contrat. Aucun candidat ne propose un doublement, mais ce montant donne l’échelle. La proposition de Gabriel Attal, évaluée par son propre camp entre 2,5 et 3 milliards d’euros par an, en représente moins d’un dixième. Édouard Philippe n’a produit aucun chiffrage, son financement reposant sur la baisse du nombre d’élèves, dont il n’a rendu publique aucune projection.
Le budget consacré aux écoles, collèges et lycées atteint 65,3 milliards d’euros pour 2027, hors retraites des enseignants, selon le projet dévoilé mi-juillet 2026. Il reste le premier poste de dépense de l’État, devant la Défense. Il augmente de 800 millions d’euros en apparence, soit 10 % de la progression totale des dépenses de l’État hors remboursement de la dette. Une fois l’inflation retirée, il perd 800 millions d’euros de pouvoir d’achat, pour la troisième année d’affilée.
Financer les 200 à 500 euros promis par Gabriel Attal supposerait d’ajouter environ 4 % à cette enveloppe, soit plus de trois fois la hausse déjà inscrite pour 2027. Édouard Geffray avait indiqué dès janvier 2026 ne pas vouloir « vendre de la fausse monnaie » sur une revalorisation à court terme.
1 264 postes vides, 21 points perdus en maths
À l’issue des concours 2026, 1 264 postes d’enseignants du public sont restés sans candidat reçu, dans le primaire comme dans le secondaire, selon un comptage de l’AFP repris par Le Parisien. Ils étaient plus de 2 600 en 2025. L’ouverture du concours dès la licence, au lieu du master, explique une part de ce redressement. BFMTV a qualifié l’amélioration de « trompe-l’œil » le 13 juillet 2026, et le SNES-FSU maintient le constat d’une pénurie en mathématiques, en allemand comme en informatique.
Le SE-UNSA a publié son baromètre le 25 août 2026, cinq jours après la note de la DEPP et ses 4,3 % : 76 % des enseignants s’y disent inquiets pour l’avenir du système éducatif, 71 % déclarent ne se sentir ni respectés ni reconnus.
L’enquête PISA, qui compare tous les trois ans le niveau des élèves de 15 ans dans une soixantaine de pays, a mesuré dans son édition 2022, publiée en décembre 2023, un recul de 21 points en mathématiques chez les élèves français depuis 2018, contre 15 points en moyenne dans l’OCDE. La France y enregistre l’un des plus mauvais résultats de son histoire dans cette enquête. Sa dépense atteignait pourtant 10 920 euros par élève en 2024, en progression de 1,8 % en un an une fois l’inflation déduite, selon une note de la DEPP de septembre 2025.
Les partisans d’un effort ciblé s’appuient sur cet écart entre l’euro dépensé et le point PISA gagné, et proposent de concentrer l’argent sur les débuts de carrière ou les disciplines en pénurie. Les partisans d’une hausse générale opposent les 53 086 dollars du professeur français à quinze ans de carrière aux 61 563 dollars de la moyenne OCDE, et les 2 400 euros mensuels d’un débutant. Ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal ne sera en position de trancher avant mai 2027. Le projet de loi de finances, lui, sera arbitré à l’automne 2026.


