Afficher le sommaire Masquer le sommaire
France Télévisions a annoncé, le 3 juillet 2026, la mise en retrait temporaire de Jimmy Mohamed de ses antennes. Conséquence directe : Flavie Flament animera seule la rentrée du Mag de la santé sur France 2, alors que le duo avait été présenté comme acquis un mois plus tôt par Stéphane Sitbon-Gomez, directeur des antennes et des programmes du groupe. Dans La Tribune Dimanche du 6 juin, il avait décrit l’émission comme « le rendez-vous santé historique du service public », désormais programmé à 15 heures sur France 2 après des années sur France 5.
Flavie Flament passe en solo deux jours seulement après la fin de Flavie en France, sur France 3. Le dernier numéro inédit a été diffusé le 25 juin 2026, les rediffusions se sont arrêtées le 3 juillet. L’émission aura réuni 138 000 téléspectateurs en moyenne, soit 3,6 % de part d’audience, un score jugé insuffisant par France Télévisions, qui a mis fin simultanément à quatre programmes quotidiens du groupe, du jamais-vu dans son histoire.
Troisième émission en deux ans pour la même animatrice. Deux arrêts consécutifs. Ni France Télévisions ni l’animatrice n’ont communiqué le montant d’aucun de ces trois contrats.
A LIRE AUSSI
Que devient Marc-Olivier Fogiel ?
Vingt-cinq ans d’antenne, de TF1 à France 3
Née le 2 juillet 1974 à Valognes, dans la Manche, sous le nom de Flavie Émilie Marie Lecanu, elle rejoint TF1 en 2000. La décennie qui suit l’installe comme visage récurrent du prime time : Domino Day, Vis ma vie, Les 500 Choristes, Stars à domicile. Un seul chiffre sortira jamais de cette période : un contrat d’exclusivité à 40 000 euros bruts mensuels, révélé par l’intéressée elle-même dix ans plus tard. Elle quitte la chaîne en 2009.
Quinze années à RTL suivent, de 2010 à 2024. D’abord Tout le plaisir est pour nous, puis On est fait pour s’entendre, diffusée en semaine de 15 heures à 16 heures pendant dix ans, jusqu’en 2021. Puis Jour J, sur une tranche plus exposée, de 20 heures à 21 heures, jusqu’à la déprogrammation de juin 2024. Le groupe M6, propriétaire de RTL, n’est pas soumis aux plafonds salariaux qui encadrent les rémunérations du service public, un cadre plus souple qui aurait pu, en théorie, lui permettre de gagner davantage qu’à la télévision publique.
Retour au service public dès la rentrée suivante. Télématin sur France 2, aux côtés de Julien Arnaud, de septembre 2024 au 3 juillet 2025. Puis Flavie en France. Puis, aujourd’hui, le Mag de la santé. Trois programmes, trois chaînes du même groupe, en l’espace de deux ans, et pour aucun des trois un contrat rendu public.
Une parole publique qui dépasse l’antenne
En octobre 2016 paraît La Consolation, chez JC Lattès. Flavie Flament y raconte le viol qu’elle dit avoir subi à 13 ans, en 1987 au Cap d’Agde, de la part du photographe britannique David Hamilton. Le retentissement du livre pèse dans les débats parlementaires qui aboutissent, en 2018, à porter de vingt à trente ans après la majorité de la victime le délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs, le délai au-delà duquel une victime ne peut plus porter plainte. Aucun chiffre de ventes de l’ouvrage n’a jamais été publié par l’éditeur.
Le 13 mai 2026, elle dépose une plainte contre le chanteur Patrick Bruel, pour des faits qu’elle situe en 1991, alors qu’elle avait 16 ans. Ses avocates entendent démontrer que plusieurs femmes rapportent des faits similaires sur plusieurs décennies, un argument destiné à contourner la prescription. Patrick Bruel a été mis en examen le 10 juin dans quatre dossiers distincts, concernant d’autres plaignantes ; il conteste l’ensemble des accusations et bénéficie de la présomption d’innocence. Les 9 et 22 juin, Flavie Flament participe aux deux rassemblements place Vendôme réclamant une loi-cadre contre les violences sexuelles, puis signe, le 4 juillet, un appel collectif aux côtés de Vanessa Springora et Vincent Delerm.
Cet engagement occupe une part croissante de son agenda public. Il ne fait l’objet d’aucune rémunération connue, et ne recoupe à aucun moment la question de ses cachets d’animatrice.
Le seul chiffre confirmé remonte à dix ans
Dans TF1. Coulisses, secrets, guerres internes, ouvrage d’Aude Dassonville et Jamal Henni paru chez Fayard en mars 2016, Flavie Flament détaille elle-même le montant de son contrat d’exclusivité avec la chaîne : 40 000 euros bruts par mois, « que je travaille ou non ». Rapporté à la durée garantie de cinq ans, ce contrat représente environ 500 000 euros bruts annuels.
Le chiffre a été recoupé indépendamment par Ciné Télé Revue, puis repris par Gala.fr et par le Journal des Femmes en février 2022. Deux titres de presse indépendants confirment la même donnée, seule véritablement établie de la carrière de Flavie Flament à ce jour.
Elle-même en a livré une lecture critique. « Je n’avais pas mon mot à dire sur les programmes », a-t-elle déclaré, décrivant ce contrat comme une mise sous cloche dorée. Aucune source ne documente en revanche sa rémunération entre 2005 et 2009, après l’expiration de l’accord initial.
Le flou total sur ses revenus au service public
France Télévisions n’a communiqué aucun montant pour Télématin, Flavie en France ou le Mag de la santé. La seule estimation qui circule, autour de 10 000 euros bruts mensuels, est attribuée à un article de Challenges que ni aufeminin.com en novembre 2025 ni Grazia.fr en mars 2026 ne parviennent à citer en source primaire. L’article original reste introuvable.
Un tableau publié par TVMag et Le Figaro en mars 2015 situait Élise Lucet et David Pujadas entre 10 000 et 12 000 euros mensuels. Nikos Aliagas culminait alors près de 30 000 euros sur TF1, Julien Lepers à 39 000 euros pour Questions pour un champion. Ces chiffres, vieux de plus de dix ans, mesurent surtout l’écart entre audiovisuel public et privé plutôt qu’un niveau de rémunération actualisé.
Un chiffre doit être écarté sans ambiguïté. Le site fr.mediamass.net a publié, le 15 mai 2026, un montant de 46 millions d’euros de revenus annuels, attribué au classement du magazine People With Money. Cette publication produit délibérément des chiffres fictifs sur des personnalités publiques. La donnée n’a aucune valeur documentaire.
Aucun montant n’a jamais été rendu public pour les quinze années passées par Flavie Flament sur l’antenne de RTL. C’est précisément la période la plus commercialement libre de sa carrière, la radio privée n’imposant pas les plafonds du service public, qui reste la plus opaque financièrement.
La Consolation a connu une exposition médiatique majeure lors de sa sortie, puis pendant les débats législatifs de 2017-2018 sur la prescription. Aucun chiffre de ventes de l’ouvrage n’a jamais été publié par JC Lattès. Aucune donnée sur les droits d’auteur perçus par l’autrice n’a filtré depuis 2016.
Deux échecs d’audience, deux contrats renouvelés
Le départ de Télématin s’est joué en un déjeuner. Selon Le Parisien, Flavie Flament apprend son éviction le 1er juillet 2025, lors d’un rendez-vous avec Alexandre Kara, directeur de l’information de France Télévisions. Elle pensait qu’il lui annoncerait le départ de son co-animateur Julien Arnaud. Les chiffres invoqués : 10,5 % auprès des femmes de moins de 50 ans responsables des achats du foyer, la cible privilégiée des annonceurs, et 10,1 % sur les 25-49 ans, contre 18,9 % et 15,3 % pour Bonjour ! sur TF1. Elle quitte l’antenne le 3 juillet 2025, sans adieux formels aux téléspectateurs. Elle indiquera plus tard avoir su, dès les trois premiers mois, qu’elle ne ferait pas de seconde saison.
Flavie en France subit le même sort onze mois plus tard, sur une chaîne différente. 138 000 téléspectateurs quotidiens, 3,6 % de part d’audience : le programme itinérant, coanimé avec Valentine Sled et Victor Dekyvère, s’arrête après une seule saison, dans un mouvement de coupes budgétaires qui touche l’ensemble de la grille quotidienne du groupe.
Deux échecs d’audience, deux arrêts en moins de douze mois, et chaque fois un contrat renouvelé sur une autre chaîne du même groupe. France Télévisions n’a communiqué le montant d’aucun des trois contrats signés par Flavie Flament depuis 2024.
Les données relatives aux revenus, cachets ou rémunérations citées dans cet article proviennent de sources publiques : déclarations des intéressés ou de leurs représentants, articles de presse, ouvrages publiés, ou estimations émanant de tiers. Elles sont reproduites à titre indicatif et peuvent, selon les cas, être approximatives, partielles, ou ne plus correspondre à la situation actuelle au moment de la lecture. Ces éléments ne constituent ni une expertise comptable ni une évaluation juridique certifiée. Toute personne citée souhaitant faire valoir une rectification peut contacter la rédaction à l'adresse suivante : redaction @ lessentieldeleco.fr


