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- Le Galaxy Z Fold8 adopte un format 4:3 pour corriger deux défauts
- Fiche technique du Fold8 : 201 grammes, mais pas de téléobjectif
- Le Z Fold8 Ultra hérite du meilleur module photo de la gamme
- Le Z Flip8, seul modèle animé par un processeur maison
- Prix en hausse : la crise mondiale de la mémoire rattrape Samsung
- Lunettes connectées Samsung : la réponse aux Ray-Ban de Meta
- Galaxy Watch9 et Watch Ultra2 : Samsung bascule vers Qualcomm
Le constructeur coréen a présenté mercredi à Londres trois téléphones pliables dans une même génération, une première, ainsi que des lunettes développées avec Gentle Monster et Warby Parker. En France, les téléphones s’échelonnent de 1 299 euros pour le modèle d’entrée à 2 799 euros pour le plus équipé.
Sept ans après le premier Galaxy Fold, Samsung revient sur la silhouette de son pliable principal. Le Galaxy Z Fold8, dévoilé mercredi lors du Galaxy Unpacked de Londres, abandonne le format haut et étroit qui définissait la gamme depuis 2019 pour une forme plus large et plus courte, proche de celle d’un passeport.
Ce basculement ne concerne pas toute la famille. Au-dessus du Fold8, Samsung a placé un Galaxy Z Fold8 Ultra qui conserve les proportions allongées d’autrefois et devient le modèle le plus cher et le mieux équipé du catalogue. Un troisième appareil complète l’ensemble, le Galaxy Z Flip8, au format à clapet, devenu le plus fin de l’histoire de la marque. Jamais Samsung n’avait aligné trois pliables dans une même génération. La stratégie reprend l’échelle de prix appliquée aux Galaxy S, mais à l’intérieur d’une gamme qui était déjà la plus chère du constructeur.
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Le Galaxy Z Fold8 adopte un format 4:3 pour corriger deux défauts
Le changement de proportions répond à des reproches précis. L’écran intérieur de 7,6 pouces passe en 4:3, un rapport presque carré mais nettement plus large qu’avant, proche de celui d’une petite tablette. L’écran extérieur, celui que l’on utilise téléphone fermé, grimpe à 5,5 pouces avec un rapport allongé de 10:16.
Samsung traite ainsi les deux critiques les plus constantes adressées à ses pliables. La façade était trop étroite pour écrire confortablement au clavier. Et la dalle intérieure, elle, gaspillait de la surface en lecture vidéo, faute d’un format adapté aux images de cinéma et de télévision.
Samsung n’est pas le premier à opérer ce virage. Plusieurs marques chinoises ont adopté ce format cette année, et c’est également celui qu’Apple devrait retenir pour son premier iPhone pliable, attendu cet automne.
Fiche technique du Fold8 : 201 grammes, mais pas de téléobjectif
Le Fold8 descend à 201 grammes, ce qui en fait le Fold le plus léger jamais produit par Samsung, pour 4,5 millimètres d’épaisseur une fois déplié. Il embarque un processeur Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy et une batterie de 4 800 mAh compatible avec une charge de 45 watts.
Cette cure d’amaigrissement a une contrepartie, et elle se lit dans le module photo. L’appareil se contente de deux capteurs de 50 mégapixels, un grand angle et un ultra grand angle. Il n’y a pas de téléobjectif, c’est-à-dire pas d’objectif dédié aux sujets éloignés, celui qui permet de zoomer sans dégrader l’image.
Le Z Fold8 Ultra hérite du meilleur module photo de la gamme
Ce téléobjectif absent devient précisément l’un des arguments du Z Fold8 Ultra. Le modèle le plus cher étrenne l’équipement photographique le plus abouti jamais monté sur un pliable de la marque : un capteur principal de 200 mégapixels, capable de gérer les forts contrastes entre zones sombres et lumineuses à sa résolution maximale, un nouvel ultra grand angle de 50 mégapixels et un zoom optique trois fois. La vidéo monte jusqu’en 8K, enregistrée avec un nouveau format baptisé APV, conçu pour être retravaillé en montage professionnel.
Le reste suit la même logique. L’écran intérieur atteint 8 pouces, le plus grand d’un Galaxy pliable, et la batterie monte à 5 000 mAh, un record dans la famille. Elle s’appuie sur une nouvelle architecture de charge, dite à double voie, qui restitue 67 % d’autonomie en une demi-heure. L’appareil pèse 215 grammes pour 4,1 millimètres d’épaisseur ouvert.
Le Z Flip8, seul modèle animé par un processeur maison
Le troisième téléphone vise un autre public. À 180 grammes et 6,1 millimètres déplié, le Z Flip8 transforme son écran extérieur de 4,1 pouces en une interface baptisée FlexWindow, qui affiche des résumés, des suggestions et donne accès à l’assistant vocal sans avoir à déplier l’appareil.
C’est aussi le seul des trois à se passer d’une puce Qualcomm. Il fonctionne avec un Exynos 2600, un processeur fabriqué par Samsung.
Les trois modèles partagent une même nouveauté structurelle. Flex Titanium soutient l’écran OLED flexible grâce à un film en alliage de titane posé sur une plaque du même matériau. Le gain est triple : des appareils plus fins, une meilleure absorption de la pression et des chocs, et une réduction du pli central, cette marque visible à l’endroit où l’écran se plie, défaut qui accompagne la catégorie depuis ses débuts. Les trois téléphones tournent sous Android 17 avec l’interface One UI 9.
Prix en hausse : la crise mondiale de la mémoire rattrape Samsung
Les réservations sont ouvertes depuis mercredi. En France, le Z Fold8 démarre à 1 999 euros dans sa version 256 Go, l’Ultra débute à 2 199 euros et culmine à 2 799 euros en configuration d’un téraoctet, et le Flip8 s’affiche à 1 299 euros, soit cent euros de plus que son prédécesseur.
Samsung prépare le terrain depuis des mois pour justifier cette hausse généralisée. En cause, la crise mondiale de la mémoire, qui frappe sa division téléphonie alors même que le groupe figure parmi les premiers fabricants mondiaux de puces mémoire. Son directeur général, TM Roh, avait qualifié en début d’année de « sans précédent » la pénurie de DRAM, la mémoire vive qui équipe tous les appareils électroniques. Les contrats d’approvisionnement se sont renchéris de 30 % à 60 % depuis septembre 2025.
Lunettes connectées Samsung : la réponse aux Ray-Ban de Meta
L’autre annonce marquante de la conférence londonienne n’a pas d’écran du tout. Samsung a dévoilé ses premières lunettes connectées, aboutissement des concepts présentés avec Google lors de la conférence des développeurs I/O de mai dernier, et riposte directe aux Ray-Ban connectées de Meta, aujourd’hui à peu près seules sur cette catégorie naissante.
Le constructeur a choisi de ne pas travailler seul sur le design. Deux modèles ont été développés avec des lunetiers traditionnels : une édition Gentle Monster, à monture noire fine et à l’esthétique plus avant-gardiste, et une édition Warby Parker dans un brun intense.
Faute d’affichage, tout passe par la voix et par le son. Une caméra intégrée fournit le contexte visuel à Gemini, l’assistant de Google, qui s’appuie sur Android XR, le système que Google destine aux lunettes et casques connectés, et sur un processeur Snapdragon AR1 Gen1. Les lunettes résument les messages et les lisent à voix haute, traduisent une conversation en direct, photographient le contenu d’un tableau blanc pour l’organiser en notes, guident l’utilisateur en navigation ou retransmettent ce qu’il voit pendant un appel. Comptez neuf heures d’autonomie par charge, l’étui apportant jusqu’à sept recharges complètes supplémentaires. Les possesseurs d’une Galaxy Watch9 pourront aussi les piloter par gestes.
Ni date de sortie ni prix n’ont été communiqués pour l’Europe.
Galaxy Watch9 et Watch Ultra2 : Samsung bascule vers Qualcomm
Le catalogue de montres connectées évolue lui aussi, avec la série Galaxy Watch9 et la Watch Ultra2. Les deux abandonnent pour la première fois les processeurs Exynos maison au profit du nouveau Snapdragon Wear Elite de Qualcomm. Le mouvement est donc exactement inverse de celui opéré sur le Z Flip8, qui troque une puce Qualcomm contre une puce Samsung.
La Watch9, proposée en 40 et 44 millimètres, reste fidèle à son design et concentre ses nouveautés sur la santé, avec un tableau de bord unifié des constantes vitales et un score de santé cardiaque calculé par intelligence artificielle.
L’Ultra2 apporte la mise à jour la plus substantielle. Le boîtier en titane de 47 millimètres s’affine de 12 %, la luminosité de l’écran passe de 3 000 à 5 000 nits, l’unité qui mesure cette luminosité, afin de rester lisible en plein soleil. La batterie grimpe de 590 à 800 mAh, avec une certification IP69K contre l’eau et la poussière et une résistance à l’eau de 10 atmosphères. Les deux modèles inaugurent le système Wear OS 7 avec l’interface One UI 9.
En France, la Watch9 démarre à 409 euros et atteint 489 euros en 44 millimètres avec connexion LTE, tandis que l’Ultra2 se positionne à 749 euros, soit cinquante euros de plus que sa devancière. Du 22 juillet au 6 août 2026, Samsung accompagne ses précommandes de plusieurs offres, dont un doublement gratuit de la capacité de stockage sur les pliables, une remise immédiate de 200 euros et une offre de reprise réservée aux premières commandes.


