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- Ce que la CAF ne verse pas toute seule
- 466,02 euros, et un plafond calculé sur 2024
- Le 15 octobre, la porte se referme
- Six échelons, de 504 à 1 071 euros
- Les quatre lignes que la bourse ne dit pas
- Au collège, 40 euros par trimestre à l’échelon 1
- Trois kilomètres, et une bourse départementale
- Le repas à 1 euro dépend de la mairie
- Le Pass’Sport sans mode d’emploi
Le portail des bourses scolaires n’ouvrira pas avant le 1er septembre. Ce sont pourtant les semaines qui précèdent qui décident du montant perçu, entre une case à cocher sur le dossier d’inscription et des identifiants à retrouver. Plusieurs centaines d’euros par enfant ne partent qu’en direction des familles qui les réclament, au bon guichet et dans la bonne fenêtre. Personne ne formulera ces demandes à leur place.
Ce que la CAF ne verse pas toute seule
Mardi 18 août, la Caisse d’allocations familiales créditera l’allocation de rentrée scolaire sur les comptes des familles de métropole, de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique. À Mayotte et à La Réunion, le virement partira quinze jours plus tôt, le mardi 4 août. Pour un enfant de 6 à 15 ans, les parents n’ont aucune formalité à accomplir, la caisse procédant au versement sans qu’ils interviennent.
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À seize ans, la règle change. Les familles dont l’enfant est né entre le 16 septembre 2008 et le 31 décembre 2010 ont reçu en juillet un courriel ou un courrier de la CAF. Le message les invite à confirmer, depuis leur espace « Mon Compte », que leur adolescent restera scolarisé ou engagé dans des études ou un apprentissage à la rentrée 2026. Sans cette déclaration, l’allocation n’est pas versée le 18 août. La caisse ne relance pas, et le dossier reste en attente jusqu’à ce que la famille se manifeste, y compris après la date de virement.
Cette confirmation est la seule démarche de la rentrée 2026 dont le délai court depuis juillet. Elle prend quelques minutes et conditionne 466,02 euros pour un adolescent de 15 à 18 ans.
Les autres aides obéissent à d’autres guichets et à d’autres calendriers. Un lycéen boursier au sixième échelon perçoit 1 071 euros sur l’année scolaire, soit plus du double de l’ARS versée pour le même âge. Cette somme suppose un dossier déposé avant le 15 octobre, et des pièces réunies bien avant.
466,02 euros, et un plafond calculé sur 2024
De 6 à 10 ans, l’enfant ouvre droit à 426,87 euros pour l’année 2026. La somme monte à 450,41 euros entre 11 et 14 ans, puis à 466,02 euros de 15 à 18 ans, selon les barèmes concordants publiés par la CAF et par service-public.gouv.fr. Un écart de 39,15 euros sépare le cadet de l’aîné, pour des fournitures de lycée nettement plus coûteuses que celles d’un CE2.
Les plafonds retenus pour 2026 portent sur les revenus nets catégoriels de 2024. Une famille avec un enfant à charge doit rester sous 28 956 euros. Le seuil atteint 35 638 euros pour deux enfants, 42 320 euros pour trois et 48 583 euros pour quatre.
Entre les trois premières marches, l’écart s’établit à 6 682 euros. Il se resserre à 6 263 euros entre le troisième et le quatrième enfant.
Reste le décalage des millésimes. Les revenus de 2024 servent de base à une allocation virée en août 2026, vingt mois plus tard. Un parent qui a perdu son emploi en 2025 est évalué sur des salaires qu’il ne perçoit plus, et aucune démarche ne permet de faire réviser ce calcul avant la rentrée. L’ARS est la seule aide de ce guide sur laquelle une famille n’a pas prise. Tout le reste se demande.
Le 15 octobre, la porte se referme
Une bourse peut être demandée à chaque niveau, du CP à la terminale. Depuis plusieurs années, l’administration instruit la demande directement au moment de l’inscription ou de la réinscription de l’élève dans son établissement, à condition que la famille ait accepté cette étude automatique. La case se coche en juin ou en août, au milieu des documents remis par le collège ou le lycée. C’est l’acte le plus rentable de l’été, et le plus facile à manquer.
Les familles qui n’ont pas donné cet accord déposent leur dossier en ligne sur le portail Scolarité-Services, entre le 1er septembre et le 15 octobre 2026. Après cette date, la demande n’est plus recevable pour l’année scolaire en cours. Ni dérogation ni examen différé au second trimestre.
Deux calendriers cohabitent derrière la mention « avant septembre ». Les familles réunissent en juillet et en août l’avis d’imposition 2026, établi sur les revenus de 2025, ainsi que leurs identifiants EduConnect. Un relevé d’identité bancaire à jour complète le dossier, le versement s’effectuant sur le compte déclaré.
Le dépôt, lui, ne s’ouvre qu’au 1er septembre. Les familles qui attendent la rentrée pour retrouver leurs codes d’accès entament la fenêtre avec plusieurs jours de retard, au moment précis où les secrétariats traitent les inscriptions et les changements d’emploi du temps. Six semaines séparent l’ouverture de la clôture. Elles ne sont pas reconductibles.
Six échelons, de 504 à 1 071 euros
Le ministère de l’Éducation nationale a arrêté six échelons pour la bourse de lycée 2026-2027. Le premier ouvre droit à 504 euros sur l’année scolaire. Viennent ensuite 621, 732, 843 puis 957 euros, jusqu’à 1 071 euros au sixième échelon.
Chaque montant est réglé en trois fois, fin décembre, fin mars et fin juin. Un boursier du sixième échelon encaisse donc 357 euros par versement, contre 168 euros au premier. Rien n’arrive avant la fin du premier trimestre, quand les dépenses de rentrée ont été engagées en août.
Les plafonds de ressources s’appuient sur le revenu fiscal de référence figurant sur l’avis d’imposition 2026, établi sur les revenus de 2025. Une famille avec un enfant à charge accède au premier échelon jusqu’à 22 037 euros de revenu fiscal de référence, un peu plus de 1 800 euros par mois. Le sixième échelon ne concerne que les foyers déclarant moins de 2 902 euros sur l’année, environ 242 euros mensuels.
Entre les deux bornes, 19 135 euros d’écart pour 567 euros d’aide supplémentaire.
L’ARS retient les revenus de 2024, la bourse de lycée ceux de 2025. Une famille dont les ressources ont chuté en 2025 peut être écartée de la première et retenue pour la seconde. L’avis d’imposition 2026 est à mettre de côté dès sa réception, un mauvais millésime saisi au dépôt valant rejet.
Les quatre lignes que la bourse ne dit pas
Une mention « bien » au brevet vaut au minimum 402 euros par an. La bourse au mérite s’adresse aux boursiers ayant obtenu la mention « bien » ou « très bien » au diplôme national du brevet, puis engagés dans un cycle menant au baccalauréat ou au CAP. Le montant grimpe jusqu’à 1 002 euros par an selon l’échelon détenu.
Une prime d’équipement de 341,71 euros, versée une seule fois, revient aux lycéens boursiers inscrits pour la première fois en première année de certaines spécialités de formation. Les internes touchent une prime à l’internat comprise entre 327 euros au premier échelon et 672 euros au sixième, répartie sur les trois versements de l’année.
Ces trois aides partagent une même condition d’accès énoncée par le ministère, celle du statut de boursier. Un lycéen interne, sixième échelon, mention « très bien » au brevet, cumule 1 071 euros de bourse, 672 euros de prime d’internat et 1 002 euros de bourse au mérite, soit 2 745 euros sur l’année. Avec la prime d’équipement, le total atteint 3 086,71 euros. Un dossier de bourse non déposé au 15 octobre fait tomber les quatre lignes d’un coup.
Les jeunes de 16 à 18 ans « qui ont abandonné leur formation et reprennent des études à finalité professionnelle » ouvrent droit à une prime de reprise d’études de 600 euros, selon le ministère de l’Éducation nationale. Ce dispositif ne dépend d’aucun échelon.
Le fonds social lycéen échappe lui aussi aux barèmes. Présent dans les établissements publics, il couvre des dépenses liées à la scolarité, et aucun dossier n’est instruit d’office. « Ces aides sont accordées par les chefs d’établissement, après avis de la commission présidée par lui-même et constituée par des membres de la communauté éducative, des délégués d’élèves et de parents d’élèves », a indiqué le ministère de l’Éducation. Les familles s’adressent à l’assistante sociale de l’établissement ou à son secrétariat, à tout moment de l’année scolaire, sans date de clôture.
Au collège, 40 euros par trimestre à l’échelon 1
Le premier échelon de la bourse de collège s’élève à 120 euros pour l’année scolaire 2026-2027. Le deuxième atteint 336 euros, contre 330 euros l’an dernier. Le troisième passe de 516 à 525 euros.
La hausse s’établit à 6 euros au deuxième échelon et à 9 euros au troisième, soit 1,8 % et 1,7 %.
Les collèges règlent la bourse en trois fois, aux mêmes échéances que les lycées. Un élève du premier échelon reçoit 40 euros à chaque versement. Le deuxième échelon en apporte 112, le troisième 175.
Les collégiens internes perçoivent en outre une prime à l’internat, comprise entre 327 et 465 euros selon l’échelon. Elle suppose, là encore, un dossier de bourse validé, le calendrier du 1er septembre au 15 octobre commandant les deux aides.
Un fonds social propre aux collèges complète l’ensemble, sur le modèle du fonds lycéen. Les familles le sollicitent auprès du chef d’établissement, en cours d’année, et la commission statue au cas par cas.
Trois kilomètres, et une bourse départementale
Certains conseils départementaux versent, du CP au CM2, une bourse de fréquentation scolaire. Elle vise les parents contraints d’inscrire leur enfant dans une commune voisine, comme demi-pensionnaire ou pensionnaire, faute d’école dans leur commune de résidence.
Les règlements départementaux retiennent le même seuil de 3 kilomètres entre le domicile et l’établissement fréquenté. Le plafond de ressources et les pièces demandées, en revanche, changent d’un département à l’autre. Certaines communes ajoutent un complément sur leurs propres crédits.
Ni la CAF ni le portail Scolarité-Services n’interviennent dans cette procédure. Les parents s’adressent au conseil départemental, parfois à la mairie, selon des calendriers votés par chaque collectivité et rarement calés sur celui du 15 octobre. C’est une démarche à engager pendant l’été, faute de guichet national pour la rappeler.
Le repas à 1 euro dépend de la mairie
En école primaire, la commune fixe seule le tarif de la cantine. Elle « peut choisir d’appliquer le quotient familial au tarif du repas, pour l’adapter à vos revenus et à vos charges », indique Service-Public.fr. Le verbe employé n’oblige à rien, et deux communes limitrophes appliquent parfois des tarifs séparés de plusieurs euros pour un repas identique. La question se pose au moment de l’inscription à la cantine, auprès de la mairie et non de l’école.
Au collège et au lycée, les familles sollicitent le Fonds social pour les cantines. La demande se dépose auprès de « l’assistante sociale du collège ou du lycée ou au secrétariat de l’établissement scolaire ». Le chef d’établissement décide de l’attribution et informe les familles en début d’année scolaire, sans date limite nationale de dépôt.
Les départements financent la restauration des collèges, les régions celle des lycées. Les uns et les autres votent leurs propres aides, tarifs modulés ou prises en charge partielles, sans harmonisation d’un territoire à l’autre.
L’Agence de services et de paiement pilote de son côté la tarification sociale des cantines, dite « cantine à 1 euro ». Les communes volontaires plafonnent le prix du repas à 1 euro pour les familles les plus modestes, l’État leur versant en contrepartie une compensation financière. L’engagement relève d’une délibération du conseil municipal, et aucun formulaire ne permet à une famille d’y accéder si sa mairie ne l’a pas votée.
Un ménage modeste installé dans une commune non engagée paie le tarif plein toute l’année. À quelques kilomètres, un foyer aux ressources identiques règle 1 euro. La seule démarche utile, dans le premier cas, consiste à interroger la mairie avant la rentrée.
Le Pass’Sport sans mode d’emploi
Un enfant de 10 ans en bonne santé n’ouvre plus droit au Pass’Sport. Le ministère des Sports a exclu les 6-13 ans valides du dispositif à compter de la saison 2025-2026, alors qu’ils en bénéficiaient jusque-là.
L’aide de 70 euros pour une inscription en club vise depuis lors les jeunes de 14 à 17 ans révolus bénéficiaires de l’ARS, les 6-19 ans percevant l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, les 16-30 ans titulaires de l’allocation aux adultes handicapés et les étudiants boursiers de moins de 28 ans. Le ministère a motivé ce recentrage par la volonté de cibler « l’âge où la pratique sportive des jeunes décroche, autour de 14 ans ».
Pour la saison 2026-2027, aucun arbitrage public n’a été rendu à ce jour. Une publication de juin 2026 laisse entendre que le ciblage sur les 14-17 ans serait reconduit à l’identique. Les débats budgétaires de la fin 2025 et de janvier 2026 avaient au contraire évoqué un retour des 6-13 ans dans l’enveloppe votée. Sur son site, le ministère des Sports indique que « la campagne 2026-2027 sera prochainement lancée ».
Des maires, des élus locaux et nationaux ainsi que le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) ont signé une tribune commune. « À quelques semaines de la rentrée, il est inacceptable que les familles, les clubs et l’ensemble du mouvement sportif ne sachent toujours pas quelles seront les modalités d’attribution et d’utilisation du dispositif », écrivent les signataires.
Les clubs, eux, ouvrent leurs inscriptions en août et tiennent leurs forums dans les premiers jours de septembre. Un parent qui règle 180 euros de cotisation le 5 septembre ignore à cette date s’il pourra en déduire 70 euros, et si son enfant de 11 ans entre dans le périmètre. C’est la seule ligne de ce guide qu’aucune démarche estivale ne permet de sécuriser.


