Études de médecine et de santé : durée, coût, sélection et débouchés

Neuf ans d'études au minimum, un taux d'accès en deuxième année de 34 %, et jusqu'à 9 507 euros pour une seule année de préparation privée. Durée du cursus, coût réel, choix entre PASS et LAS, exil vers la Roumanie et débouchés : l'état des lieux des études de santé en France.

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Mis à jour le 24 juillet 2026. Cette page est actualisée à chaque étape du calendrier Parcoursup et à chaque décision réglementaire sur les capacités de formation. Prochaine mise à jour prévue le 7 septembre 2026.

Neuf ans d’études au minimum et jusqu’à douze pour une spécialité chirurgicale. Un taux d’accès en deuxième année qui plafonne autour de 34 %. Jusqu’à 9 507 euros pour une seule année de préparation privée, et 45 000 à 51 000 euros de frais de scolarité pour un cursus complet en Roumanie. La France forme 340 médecins pour 100 000 habitants quand la moyenne européenne comparable s’établit à 392, et 6,7 millions de Français n’ont pas de médecin traitant. Une nouvelle réforme est annoncée pour la rentrée 2027, la troisième en moins de dix ans. Cette page fait l’état des lieux des études de santé en France.

Combien de médecins la France forme, et combien il en manque

Le nombre de médecins formés chaque année n’est pas le résultat d’une demande de soins ni d’un flux de vocations. C’est une décision administrative, révisée par arrêté, dont les effets se mesurent une décennie plus tard.

IndicateurValeur
Densité médicale française340 médecins pour 100 000 habitants
Moyenne européenne comparable392
Maximum européen (Autriche)541
Part du territoire en zone de fragilité médicale87 %
Population vivant dans un désert médical9 millions
Français sans médecin traitant6,7 millions
Admis en deuxième année, moyenne 2021-2025environ 10 300 par an

Les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur ont annoncé un système à entrée unique en première année pour la rentrée 2027. Le ministre de la Santé, Yannick Neuder, avance le chiffre de 3 700 médecins supplémentaires formés chaque année.

Le chiffre qui résume la situation. Ces 3 700 médecins entreront en exercice vers 2036, puisque la réforme s’applique à la rentrée 2027 et que les études durent neuf ans au minimum. La démographie médicale est le seul domaine de politique publique où l’on répare en 2036 une décision prise en 1985. Entre-temps, 6,7 millions de Français cherchent un médecin traitant.

Ce qui comble le vide en attendant

En 2025, 11 % des médecins en activité en France détiennent un diplôme étranger, contre 7 % en 2012. Les praticiens à diplôme hors Union européenne représentent 8 % du corps médical en activité régulière, soit 19 154 médecins, un effectif en progression de 141 % depuis 2010. Dans les spécialités chirurgicales, la part de diplômes étrangers atteint 21,7 %, et 18 % dans les spécialités médicales (Conseil national de l’Ordre des médecins, étude démographique 2025). L’Ordre relève que ces praticiens s’installent davantage dans les zones déficitaires que leurs confrères formés en France, comme le montre le cas des médecins algériens à l’hôpital public.

Combien d’années : le parcours étape par étape

C’est la première question posée, et elle n’a pas de réponse unique : la durée dépend de la spécialité choisie en fin de sixième année.

ÉtapeDuréeContenu
PASS ou LAS1 anPremière année sélective
DFGSM (2e et 3e années)2 ansPremier cycle, sciences médicales
DFASM (4e à 6e années)3 ansDeuxième cycle, externat, stages hospitaliers rémunérés
EDN et ECOSfin de 6e annéeÉpreuves classantes nationales
Internat, troisième cycle3 à 6 ansDiplôme d’études spécialisées, interne salarié
Thèse d’exercicevariableValide le diplôme d’État de docteur en médecine

Durée totale : 9 ans pour la médecine générale, jusqu’à 12 ans pour les spécialités chirurgicales comme la neurochirurgie ou la chirurgie cardiaque, qui demandent six ans d’internat.

Une divergence à connaître. On lit selon les sources 9, 10 ou 11 ans pour la médecine générale. L’écart tient à ce que l’on compte : la seule formation, ou la formation plus la soutenance de thèse et la phase de docteur junior, qui s’applique à la médecine générale à partir de novembre 2026. Le socle de neuf ans est incontestable ; ce qui suit dépend du calendrier personnel de chacun.

Les épreuves qui décident de tout

Depuis la réforme du deuxième cycle appliquée à partir de 2023, les épreuves classantes nationales ont remplacé les anciennes ECN. Le classement repose sur trois composantes : les épreuves dématérialisées nationales pour 60 % de la note, les examens cliniques objectifs et structurés pour 30 %, et le parcours de l’étudiant pour 10 %. En 2025, plus de 11 000 étudiants de sixième année s’y sont présentés. En 2026, plus de 9 300 postes sont ouverts dans 44 spécialités, répartis sur 29 centres hospitaliers universitaires.

Les autres filières de santé

La médecine ne représente que 24,2 % des admis en deuxième année. La pharmacie en absorbe 6,5 %, la kinésithérapie 4,2 %, l’odontologie 3,1 % et la maïeutique 2 %. L’odontologie demande six ans, portés à huit ou onze avec une spécialisation en orthodontie, chirurgie orale ou parodontologie.

La pharmacie est la filière où la crise est la plus avancée, sur trois fronts simultanés : la rémunération officinale que le gouvernement entend réformer, les postes vacants à l’hôpital public, et le recours croissant à l’intérim chez les jeunes diplômés. Le détail du cursus figure dans notre fiche sur les études de pharmacie, et l’état du secteur dans le rapport de l’IGAS qui accable les officines françaises.

PASS ou LAS : lequel choisir

Depuis 2020, deux voies mènent aux filières de santé. Le choix se fait sur Parcoursup, avant tout résultat, et il est difficilement réversible.

CritèrePASSLAS
Compositionenviron 80 % de santé, 20 % de mineurelicence classique avec option santé
Part des inscrits63 %37 %
Part des admisenviron 80 %environ 20 %
Part des places ouvertes60 à 70 % selon les facultés30 à 40 %
En cas d’échecréorientation obligatoire, pas de redoublementpoursuite possible dans la majeure
Profil adaptédossier scientifique solide, travail intensifprofil plus large, besoin d’un plan B
Répartitions établies d’après la note flash du SIES du 27 novembre 2025 et les données Parcoursup 2026.

Ce que valent réellement les deux voies

Sur la cohorte entrée en 2022, 40,1 % des étudiants ont été admis en deuxième année de santé en un ou deux ans, un chiffre stable par rapport aux 40,4 % de la cohorte 2021. Près des trois quarts des admis ont réussi dès la première année. Les étudiants de PASS représentent 63 % des inscrits mais environ 80 % des admis (SIES, novembre 2025). Le taux d’accès global en deuxième année s’établit à 34,5 % au niveau national en 2026, avec des écarts entre universités allant du simple au double.

Une divergence de chiffres à connaître avant de s’y fier. On lit couramment un taux de réussite inférieur à 20 %, et ailleurs 40 %. Les deux sont exacts et ne mesurent pas la même chose. Le premier porte sur une seule année et sur la seule filière médecine. Le second porte sur une cohorte suivie deux ans et sur l’ensemble des filières. Aucun des deux ne dit ce qu’un lycéen veut savoir, à savoir ses chances dans sa faculté et sa voie. Nous détaillons ces mécanismes dans notre comparatif PASS ou LAS.

Le goulot n’est pas dans les amphithéâtres

Augmenter le nombre d’admis ne suffit pas. La formation médicale repose sur des stages cliniques en centre hospitalier universitaire, dont la capacité d’accueil est plafonnée depuis des années, et souffre d’un déficit de maîtres de stage en médecine ambulatoire. En juin 2025, la Conférence des doyens publiait un avertissement sans détour : « Nos facultés de médecine manquent cruellement d’enseignants, de personnels de scolarité et de locaux. Beaucoup de lieux de stage sont également arrivés à saturation. »

Ce que coûtent les études, et à qui

L’essentiel de la dépense ne figure sur aucune facture universitaire.

NiveauMontantDétail
PASS ou LAS283 €178 € d’inscription plus 105 € de CVEC
Deuxième cycle (DFASM)630 €dont 525 € d’inscription
Six premières années, cumulé1 200 à 1 400 €équivalent d’un semestre dans bien des écoles privées
Montants 2025-2026, fixés par arrêté ministériel.

À partir de l’internat, l’étudiant devient interne salarié : il cesse d’être payant pour devenir rémunéré, entre 1 700 et 3 500 euros nets selon l’année d’internat.

Le vrai coût, celui de la préparation

SituationCoût moyen sur l’année
PASS avec préparation privée9 507 €
LAS avec préparation privée7 440 €
PASS avec tutorat universitaire seul3 184 €
Adhésion au tutorat10 à 50 €
Indicateur du coût de la rentrée des fédérations MMOPK, année 2025-2026.

Plus de 6 300 euros séparent les deux situations. Le tutorat, organisé par les facultés et animé par des étudiants des années supérieures, propose colles, examens blancs, méthodologie et oraux d’entraînement, pour un coût quasi nul. Selon l’Association nationale des étudiants en médecine de France, environ 75 % des étudiants en PASS prennent malgré tout une préparation privée, dont nous avons détaillé les tarifs.

Le logement constitue le second poste : de 217 à 406 euros pour une chambre du Crous, autour de 400 euros à Paris, à partir de 800 euros pour un studio privé. Le gel des loyers du Crous a pris fin, avec une hausse de 3,26 % en 2025-2026. Le budget complet, poste par poste, fait l’objet d’un article dédié.

Ce que cette page ne peut pas encore dire. Le coût complet de formation d’un médecin pour la collectivité ne fait l’objet d’aucune évaluation publique récente et consolidée. La Cour des comptes documente une progression de 45 millions d’euros du coût du premier cycle entre 2018 et 2020, pas un montant total.

Ce qui arrive aux six candidats sur dix qui échouent

Six inscrits sur dix n’entrent pas en deuxième année. C’est la trajectoire la plus fréquente, et la moins documentée.

Le redoublement n’existe plus. La réforme de 2020 a supprimé la possibilité de redoubler la première année, qui existait sous l’ancienne PACES. Un étudiant en PASS qui valide son année sans obtenir de place en filière de santé peut candidater une seconde fois via une LAS, à condition d’avoir validé sa mineure. Un étudiant qui ne valide pas son année n’a pas de seconde chance par cette voie. Cette suppression explique la baisse continue des effectifs totaux en PASS et LAS depuis 2020, sans que le nombre d’admis diminue.

Les issues réelles sont au nombre de trois. La poursuite en licence, immédiate pour les étudiants de LAS qui restent dans leur majeure, plus difficile pour ceux de PASS dont la mineure ne représente qu’un cinquième du volume horaire. La réorientation vers des formations paramédicales, qui recrutent hors du système MMOPK. Et le départ à l’étranger, réservé à ceux qui peuvent le financer.

Il existe par ailleurs des passerelles d’accès direct en deuxième ou troisième année pour les titulaires de certains diplômes, mais elles portent sur des effectifs marginaux au regard du nombre de recalés.

Partir se former ailleurs

C’est la conséquence la plus directe de la sélection, et la moins assumée politiquement.

IndicateurValeurSource
Étudiants français en médecine à l’étranger, 2024environ 5 000Le Quotidien du Médecin
Dont inscrits en Roumanieplus de 2 600idem
Départs annuelsenviron 1 600Cour des comptes
Effectif en incluant kinésithérapie et odontologieplus de 15 000débats parlementaires, 2025

Ce que coûte chaque destination

PaysFrais de scolarité annuels
France, public170 à 500 €
Portugal, publicenviron 697 €
Espagne, public680 à 1 500 €
Roumanie5 000 à 8 500 € selon l’université
Portugal, privé7 450 à 19 950 €
Irlande8 000 à 18 000 €
Espagne, privéjusqu’à 20 000 €
Malteenviron 32 000 €

Sur six ans, un cursus roumain revient à 45 000 euros à Iași et 51 000 euros à Cluj-Napoca, hors logement et vie courante. C’est l’écart avec l’estimation courante de 90 000 à 120 000 euros pour un cursus complet : cette dernière intègre le coût de la vie sur six ans. Nous avons détaillé ce que coûte vraiment un départ en Roumanie.

Les bourses sur critères sociaux du Crous sont maintenues, de 1 454 à 6 335 euros annuels selon l’échelon, sous réserve de fournir une attestation d’inscription chaque semestre. Roumanie, Espagne, Belgique, et désormais Allemagne, Luxembourg et Maroc : plusieurs pays démarchent activement les étudiants français recalés. Le phénomène touche aussi les étudiants en pharmacie. Le ministre de la Santé a justifié la suppression du numerus apertus par la volonté de « récupérer nos étudiants français qui sont partis ».

L’enseignement de ces chiffres est social, pas géographique. Un cursus à 45 000 euros de frais minimum, logement en sus, n’est accessible qu’aux familles qui peuvent l’assumer. Les autres abandonnent. Ce n’est pas une orientation, c’est une élimination par l’argent, opérée après le concours et invisible dans les statistiques d’admission.

Cinquante ans de numerus clausus

La pénurie actuelle n’est pas un accident. Elle est la conséquence d’une politique de restriction assumée pendant vingt ans, puis corrigée trop tard.

AnnéeDécisionPlaces en deuxième année
1971Instauration du numerus clausus8 588
1977Simone Veil : il y aura « bientôt trop de médecins en France »en baisse
1993Plancher historique3 500
2017Retour au niveau de 1971environ 8 500
2019Loi Ma santé 2022, numerus apertusenviron 10 300
2025Suppression du numerus apertusnon fixé
2027Entrée unique en première annéeannoncé

Le dispositif de 1971 naît d’une convergence entre des gestionnaires publics inquiets de l’afflux vers les facultés et des syndicats de médecins libéraux défendant une position économique constante : moins de médecins formés signifie moins de concurrence. Entre 1977 et 1993, le quota passe de 8 500 à 3 500 places, une réduction de 60 % en seize ans, pendant que la population vieillit. Nous avons raconté en détail comment la France a organisé sa propre pénurie de médecins, du déni ministériel de 1993 aux réformes qui s’enchaînent depuis dix ans.

En décembre 2024, la Cour des comptes qualifiait le bilan du PASS et de la LAS de « mitigé », leurs effets d’« insuffisants au regard des besoins du territoire », sans diversification sociale notable. Six mois plus tard, le gouvernement supprimait le numerus apertus. La réforme de 2019 aura duré moins de six ans, ce que nous avions analysé dans notre enquête sur les réformes successives des études de médecine.

Ce que rapportent les études de santé

Le calcul reste favorable. Mais deux évolutions le modifient.

IndicateurValeur
Évolution des installations de généralistes libéraux en 2024environ moins 10 %
Densité de généralistes, 2012153 pour 100 000 habitants
Densité de généralistes, 2021140 pour 100 000 habitants
Actes de médecine générale par patient, 20045,5
Actes de médecine générale par patient, 20204,2

Les jeunes médecins choisissent massivement le statut salarié : horaires prévisibles, revenu garanti, aucune gestion administrative. La baisse du nombre d’actes par patient ne traduit pas une baisse d’activité mais un transfert de temps vers les tâches administratives.

L’épuisement comme donnée économique

Une enquête SPS et Doctolib publiée en mars 2025, conduite auprès de 1 550 soignants libéraux, établit que 25 % des généralistes libéraux se trouvaient en situation de burn-out critique et que 63 % se déclaraient épuisés en fin de journée. Une enquête Medscape menée entre décembre 2024 et mars 2025 auprès de 1 056 médecins français aboutit à 22 % de burn-out ou de dépression. Ces chiffres expliquent une part du recul des installations libérales, donc de la densité médicale, donc du déficit que la réforme de 2027 prétend combler.

Les rémunérations effectives varient fortement selon la profession, le statut et la spécialité, et la comparaison n’a de sens qu’à périmètre identique, en distinguant le brut du net et le libéral du salarié. La suppression récente de deux abattements fiscaux a par ailleurs modifié le revenu net des praticiens libéraux. Nous publions le détail par métier dans notre rubrique Combien gagne, à commencer par ce que touche un médecin débutant.

Les échéances à surveiller

DateÉchéanceEnjeu
12 au 15 octobre 2026Épreuves dématérialisées nationalesQuatrième édition, classement de l’internat
Novembre 2026Médecine générale en phase de docteur juniorAllongement effectif du cursus
Automne 2026Projet de loi de financement de la Sécurité socialeArbitrages sur les capacités de formation
Janvier à mars 2027Formulation des vœux sur ParcoursupPremier pic de recherche annuel
Printemps 2027Publication des capacités d’accueil par universitéNombre de places réellement ouvertes
Juin 2027Résultats ParcoursupSecond pic
Rentrée 2027Entrée unique en première annéeTroisième réforme en moins de dix ans
Vers 2036Premiers diplômés issus de la réforme 2027Horizon réel de l’effet annoncé

Questions fréquentes

Combien d’années pour devenir médecin ?

Neuf ans au minimum pour la médecine générale, jusqu’à douze pour les spécialités chirurgicales. Le socle commun est de six ans, l’internat ajoute de trois à six ans selon la spécialité.

Quel bac et quelle moyenne pour entrer en PASS ou en LAS ?

Aucune moyenne minimale officielle n’existe sur Parcoursup. Les facultés examinent les notes de terminale, en particulier dans les matières scientifiques, ainsi que la cohérence du dossier. Les écarts d’exigence entre universités sont importants.

Peut-on redoubler la première année ?

Non. Depuis la réforme de 2020, le redoublement de la première année n’est plus possible. Un étudiant de PASS ayant validé son année peut retenter sa chance via une LAS.

Combien coûte une année de PASS ?

283 euros de droits d’inscription. Le coût réel s’établit à 3 184 euros en moyenne avec le tutorat universitaire, et à 9 507 euros avec une préparation privée, logement compris.

Une prépa privée est-elle indispensable ?

Non, mais environ 75 % des étudiants en PASS y ont recours. Le tutorat universitaire, gratuit, propose des services comparables : colles, examens blancs, méthodologie.

Un diplôme obtenu en Roumanie permet-il d’exercer en France ?

Oui. Les diplômes délivrés dans l’Union européenne sont reconnus, sous réserve d’inscription à l’Ordre des médecins. Les frais de scolarité y vont de 5 000 à 8 500 euros par an, soit 45 000 à 51 000 euros sur six ans.

Page actualisée tous les 45 jours. Dernière révision : 24 juillet 2026.



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